“Le monde d’après” vu par les églises

Je ne me prononce pas sur le bien fondé de cette expression entendue presque chaque jour à la radio ou à la télévision. Ce n’est pas le lieu d’une telle chronique qui cherche uniquement à nous aider à tourner les yeux vers nos Eglises sœurs. Mais c’est sous cet angle, d’une analyse prospective au-delà de la crise du coronavirus, que j’essaie de vous faire partager quelques informations venues d’Eglises proches, ou moins proches. Groupes de travail, réflexions personnelles, préoccupations sociales, difficulté à dire « Dieu », utopies ou pragmatisme… les Eglises seront-elles différentes « après » ? Il est un peu tôt pour le dire. Peut-on au moins l’espérer ? Ou le craindre ? A vous de juger.  JAC.

NB : Tout cela est un peu long à lire. Mais vous avez tout l’été pour cela. Nous nous retrouverons en septembre.

Pour l’Eglise catholique :

Nicolas Senèze, dans La Croix (25mai), détaille le programme du Vatican.

Alors que débute la semaine ‘Laudato si’, voulue par le pape pour marquer les cinq ans de son encyclique sur la sauvegarde de la maison commune, il est difficile de ne pas lire l’actuelle crise du coronavirus comme un révélateur de ce que François y écrivait.

Environnement, santé, économie, consommation, travail, société… : rarement une crise de cette ampleur aura effectivement rappelé combien « tout est lié », comme le répète le pape dans son encyclique.

« La tragédie du Covid-19 a mis en évidence ce que Laudato si’a souligné, relevait samedi 16 mai, lors d’une conférence de presse, Aloysius John, secrétaire général de Caritas. Il s’est agi d’une tragédie mondiale, transversale et systémique. »

Pas « se préparer à l’avenir » mais « préparer l’avenir »

L’encyclique, dont le pape a plusieurs fois dit qu’il s’agissait d’un texte « social » bien plus qu’« écologique », sert donc de fil conducteur à la réflexion du Saint-Siège pour préparer le « monde d’après », confiée au Dicastère pour le développement humain intégral, présidé par le cardinal Peter Turkson.

« Parler d’écologie intégrale nous rend sensible au “cri de la terre” mais le Covid-19 nous rappelle aussi la nécessité d’entendre le “cri des pauvres”, de tous ceux qui sont vulnérables », insiste le cardinal ghanéen.

« Au cours d’une des dernières rencontres que nous avons eue avec le pape François, il nous a demandé de “préparer l’avenir” : non pas nous “préparer à l’avenir”, mais bien le préparer, l’anticiper, raconte-t-il. Cette crise est une opportunité à ne pas gaspiller pour imaginer un avenir meilleur. »

Cinq groupes de travail

Sous l’égide du dicastère, cinq groupes de travail sont actuellement à l’œuvre, croisant les réflexions de différentes structures du Saint-Siège, chose rare dans un Vatican où la réflexion en silo est une mauvaise habitude bien ancrée.

Coronavirus : le Vatican organise sa réponse à la pandémie

Un premier groupe est à l’écoute des Églises locales pour écouter leurs expériences et les soutenir, un autre, avec les académies pontificales des sciences et pour la vie rassemble les réflexions sur l’écologie, l’économie, le travail, la santé, la gouvernance « pour formuler de nouvelles trajectoires pour la société d’après Covid-19 », explique le cardinal Turkson.

Un troisième groupe travaille avec la section de la Secrétairerie d’État pour les relations avec les États sur les questions de plaidoyer et l’échange d’expériences internationales, tandis que les autres se concentrent sur la communication et la collecte de fonds.

En France, c’est Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Reims, qui a porté en fin de semaine dernière une longue «lettre» à l’Élysée, destinée au président de la République. Bruno LEVY/CIRIC

Le secret a été plutôt bien gardé. Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France et archevêque de Reims, a porté en fin de semaine dernière une longue «lettre» à l’Élysée, destinée au président de la République. Le texte sera rendu public en milieu de semaine, sous la forme d’un petit livre de 65 pages publié par un groupement d’éditeurs (Bayard, Le Cerf, Mame) sous un titre énigmatique, Le matin sème ton grain, phrase tirée de L’Ecclesiaste dans l’Ancien Testament (Qo 11,4).

Cette «lettre» de méditation sur la crise du coronavirus a un objet très précis: offrir à Emmanuel Macron des «propositions» de l’Église catholique pour la société post-Covid-19. D’où le sous-titre de l’ouvrage, Lettre en réponse à l’invitation du président de la République. Le chef de l’État formula en effet un appel aux religions lors de deux visioconférences pendant le confinement.

Le jeune président des évêques de France – il a 58 ans – n’a pas attendu que «les religions» se mettent d’accord sur un texte commun. Plume alerte, il a utilisé son temps reclus pour rédiger un texte original et plutôt libre dans le genre épiscopal. Il l’a simplement soumis à son conseil rapproché pour avis. Avant d’être un texte officiel, il est donc de facture personnelle.

Donner à réfléchir

Que propose cet homme d’Église à la société française? Ce diplômé de Sciences Po, d’économie et de théologie – il fut le secrétaire particulier du cardinal André Vingt-Trois et doit son élection à la tête de l’épiscopat à sa fermeté dans la lutte contre la pédocriminalité – ne livre pas un catalogue d’idées mais une méditation assortie de quelques propositions phares. Il veut surtout donner à réfléchir.

Ce grand calme, qui aime se déplacer à bicyclette, imagine par exemple, comme «un rêve éveillé» qu’un «dimanche par mois», la France soit «confinée», créant un «vrai repos dominical» à rebours de la «pression du commerce et de la production». Autre suggestion, plus «solennelle»: il attend que les «plans d’urgence» médicaux soient revus pour y donner une vraie place aux aumôniers et aux visiteurs de malades, mettant en garde au passage contre «la tentation de l’euthanasie». Plus incisif est son bilan de l’interdiction de célébrer les cultes pendant le confinement. Il avait d’ailleurs déjà écrit une lettre en ce sens, à la mi-mai, au président de la République, en refusant toutefois d’attaquer le gouvernement au Conseil d’État. «Nous n’avons jamais demandé un privilège», se justifie-t-il mais le «respect de la liberté de culte». Ce qui introduit une critique de l’État, cœur de la lettre: «L’État court toujours le risque de ne pas prendre les citoyens pour des personnes responsables.» C’est une «tentation constante», note l’archevêque de Reims, qui reconnaît les avantages d’un État structuré, mais cette phrase clé résume sa préoccupation: «L’État bienveillant peut être autant envahissant et disciplinaire que l’État totalitaire.»

Méditant enfin sur «l’hospitalité» – la missive se construit autour de quatre mots: «mémoire, corps, liberté, hospitalité» – Mgr Éric de Moulins-Beaufort lance un appel vibrant pour que des «migrants sans papiers», «sans ressources depuis deux mois», puissent avoir rapidement le droit de «travailler», sans pour autant que leur soit «donnée la nationalité française».

Dernier avis du prélat: cette crise a «valeur d’avertissement» et «l’épidémie nous a fait toucher du doigt que chacun de nous était, par son comportement, responsable du sort de tous les autres».

Eglises Protestantes :

Même démarche de la part du Président de la Fédération protestante qui écrit au Président de la République : 

Monsieur le Président de la République,

Face à la pandémie du Covid-19, l’attention et les forces sont légitimement orientées vers la priorité absolue de la réponse sanitaire, pour sauver des vies. Vous savez la contribution des protestants à l’élan de solidarités créatives, depuis l’accompagnement par l’écoute jusqu’au souci pour les plus fragiles, dont les situations restent encore trop souvent négligées.

Il serait toutefois dramatique que cette crise provoque une myopie de la pensée et de l’action, dévastatrice pour nos sociétés humaines et la biodiversité. C’est aujourd’hui, a fortiori, qu’il nous faut exercer notre vigilance, pleinement intégrer l’expertise scientifique, et co-construire demain afin que « le jour d’après » ne soit effectivement pas un retour au « jour d’avant ».

Le jour d’avant, où règnent les illusions de l’invulnérabilité, de la puissance et de la maîtrise. Le jour d’avant, où prévaut une vision des sociétés et d’une économie hors-sol, déconnectées des autres espèces, du climat, sans considération de la finitude des ressources. Ce jour d’avant, enfin, où l’individualisme a trop souvent primé sur la solidarité.

C’est pourquoi nous vous appelons, Monsieur le Président, à situer ce défi dans son juste registre : sans la prise de recul, la reconnaissance de nos errements puis le renouvellement de notre imaginaire partagé, les solutions sont vouées à l’échec.

  • Engageons ainsi un profond changement civilisationnel, spirituel et éthique :
  • reconnaissons notre finitude, nos fragilités et nos limites, et faisons preuve d’humilité ;
  • comprenons notre humanité comme intrinsèquement relationnelle et partie intégrante d’un tout écologique interdépendant, dont la vulnérabilité est aussi la nôtre ;
  • portons haut les exigences de justice et d’une solidarité généreuse envers les réfugiés, les pauvres, les jeunes et tous les vulnérables, dans l’esprit de l’Évangile ;
  • soumettons au débat sociétal les questions de l’essentiel, des finalités de notre être-ensemble, de la vie bonne et du progrès, et redéfinissons nos indicateurs clés ;
  • formulons un récit commun qui soit porteur de sens, d’envie et d’espérance.

Le jour d’avant est aussi celui où les politiques et nos actes menacent toujours davantage de rendre la Terre inhabitable, en empirant les dérèglements climatiques et la sixième extinction de masse déjà enclenchée, provoquant de plus en plus angoisses, désespoir et parfois colère. Ce temps où, simultanément, les inégalités et les souffrances associées n’ont cessé de se creuser, avec les dérives et les excès de la course au profit.

C’est pourquoi nous vous interpelons : haussez l’agir à son juste niveau. Les modifications à la marge seront notre perte. Inventons donc un paradigme nouveau pour le jour d’après : le redémarrage de nos économies devra être une rampe et une matrice pour une profonde transformation écologique, solidaire et démocratique, par une action et des investissements massifs et justement orientés.

En ce sens, dans notre pays, il nous paraît essentiel :

  • d’approfondir ce qui a émergé de positif lors du confinement, notamment la mesure de l’importance de l’action de l’État et ce d’abord dans la santé, les relocalisations, les circuits courts, le télétravail, l’intelligence collective et les solidarités citoyennes ;
  • de mener des transformations écologiques et justes, avec pour priorités le virage vers les mobilités bas-carbones accessibles, l’accélération d’une rénovation énergétique performante du bâti bénéficiant en premier lieu aux plus précaires, le tournant vers l’agroécologie et la protection des espaces naturels terrestres et marins ;
  • d’engager un investissement public pour le climat largement supérieur au plancher de 7 milliards d’euros annuels estimé par l’Institute for Climate Economics ;
  • de mettre la finance et la fiscalité au service de l’économie réelle et de la transformation vers ce nouveau paradigme.

Dans la sphère internationale, nous portons le souci :

  • de la dynamique de l’Europe et de la solidarité entre ses membres, qui devrait s’articuler autour d’un tel projet porteur de sens ;
  • de contribution au succès de l’Accord de Paris et à la justice climatique, par la revue à la hausse en 2020 de la contribution nationalement déterminée (NDC) de l’Union européenne avec un objectif de réduction d’émissions d’au moins 55 % d’ici à 2030 et l’élaboration d’un plan de sortie de crises dont le Green Deal européen pourrait être le cadre fondateur ;
  • d’un engagement diplomatique fort de la France à la COP15 sur la biodiversité de l’ONU ; et plus largement, d’une revitalisation et réorientation des priorités des organisations internationales pertinentes ;
  • d’un soutien solidaire et responsable aux pays en développement, en particulier dans la francophonie, avec le maintien des engagements de financements climat afin que les plus vulnérables puissent continuer à faire face aux impacts des dérèglements climatiques, et des soutiens additionnels pour construire un avenir plus résilient.

Monsieur le Président, nous le disons avec gravité, nous sommes à un carrefour de l’histoire. Le retour au « jour d’avant » n’est ni viable ni enviable. Puissions-nous saisir ce moment opportun et entrer en travail, dans la confiance et l’espérance !

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations les plus respectueuses,

Pasteur François Clavairoly,
Président de la Fédération protestante de France

En Italie :

L’Eglise Vaudoise en Italie a été lourdement affectée par la pandémie. Les lieux de culte sont clos depuis plusieurs mois et les activités communautaires suspendues. Mais l’engagement et la créativité ont été extraordinaires, et même si les répercussions sont très lourdes, sur le plan financier, le défi de la reconstruction pourra compter sur la mobilisation de toute la communauté.

……….

La réponse, en termes d’engagement, de créativité et de collaboration, a été extraordinaire ! Avec fantaisie, esprit d’adaptation et un peu d’embarras initial face à des nouveaux dispositifs inhabituels, les pasteurs des églises méthodistes et vaudoises ont relevé le défi pour offrir aux membres de leurs églises (et pas que !) un accompagnement à distance: messages vidéo, cultes en streaming, envois de textes à lire et à méditer, ainsi que d’autres formes de rendez-vous virtuels.

Pour notre église, les répercussions seront également très lourdes sur le plan financier. Les cultes n’ont pas été célébrés et, par conséquent, les offrandes n’ont pas été collectées; et la crise économique déclenchée par l’urgence affectera de manière significative la possibilité de contribution des membres de nos églises. Cet état d’urgence, qui est destiné à perdurer, a fait émerger les véritables priorités: la sauvegarde de la santé, l’importance de l’égalité et d’une distribution équitable des ressources, et la viabilité environnementale. Maintenant, le défi est de reconstruire sur des bases qui tiennent en compte ces priorités. Les êtres humains font partie d’une création bien plus ample et riche. En tant que croyants, nous devrions le savoir, mais certaines conditions le rendent plus évident. » 

Alessandra Trotta
Modératrice de la Table Vaudoise

Aux USA :

(Déclaration du National Council of Churches USA)

«Soyez tranquille et sachez que je suis Dieu! Je suis exalté parmi les nations, Je suis exalté sur la terre. ” Le Seigneur des armées est avec nous; le Dieu de Jacob est notre refuge. »

Psaume 46: 10-11

……..

 « Le moment est venu d’imaginer un nouvel avenir audacieux et une voie à suivre qui tienne compte des meilleurs intérêts de tout le peuple de Dieu. »

Nous sommes reconnaissants aux innombrables personnes qui sont venues en aide à leurs voisins par conviction morale, foi religieuse ou amour. Nous remercions également les éducateurs, les fonctionnaires municipaux et les chefs religieux, qui apprennent de nouvelles façons créatives d’enseigner, de diriger et de servir leurs communautés. Cette pandémie met également en lumière la hiérarchie de la vie humaine telle que nous la vivons. De nombreux travailleurs essentiels considérés comme essentiels sont traités comme des articles consommables. Les commis d’épicerie, les préposés aux livraisons, les gardiens, les employés des restaurants, les chauffeurs-livreurs, les employés d’entrepôt et bien d’autres – sont au bas de l’échelle économique. Ils doivent se présenter au travail et maintenir le confort des autres sans avoir les ressources nécessaires pour se protéger ou protéger leur famille. Nous soutenons des mesures visant à protéger leur bien-être et à élever leur statut économique et social. Nous exhortons tout le monde à continuer de s’adapter à ces directives qui limiteront la propagation du virus. Ce n’est pas le moment d’ignorer les mesures visant à limiter les maladies et les pertes de vie.

Conscients de tout le bien qui nous entoure, nous devons également nommer les injustices et les défis auxquels nous sommes confrontés. Cette crise révèle des biais dangereux. En particulier, nous condamnons les discours de haine et les crimes de haine dirigés contre la communauté américano-asiatique, ainsi que les attaques contre nos frères et sœurs d’autres origines ethniques et religieuses qui connaissent la haine et la xénophobie pendant cette période.

La pandémie a mis au jour le racisme et le clanisme systémiques qui font intrinsèquement partie de notre ADN national et ont mis en lumière les vastes disparités de notre système de santé. Les grandes villes signalent que plus de 70% des décès signalés sont des Afro-Américains. Un nombre extrêmement disproportionné de personnes de couleur souffrent et meurent du COVID-19 à cause de la pauvreté systémique et du racisme qui affligent notre société. Nous réitérons notre détermination, en tant que Conseil, à œuvrer pour mettre fin au racisme.

« Les gens recherchent et ont besoin de se connecter les uns aux autres, et ils souhaitent collaborer pour construire un nouvel avenir qui intègre la justice et la paix à la santé et au bien-être. »

En outre, l’effondrement économique en cours met en lumière la faiblesse de notre filet de sécurité sociale, y compris les inégalités économiques et en matière de santé, et la nature ténue de notre prétendue prospérité, maintenant que des dizaines de millions de personnes ont rapidement perdu leur emploi. Alors que certains intérêts des entreprises recherchent à juste titre un financement gouvernemental pour soutenir leurs travailleurs, d’autres cherchent à tort de vastes sommes auprès de notre gouvernement pour s’enrichir; entre-temps, les personnes les plus modestes ont reçu une assistance insuffisante.

Nous nous engageons à continuer de plaider pour que les ressources de notre pays soient utilisées pour aider les plus vulnérables d’entre nous, y compris les immigrants et les réfugiés.

Enfin, c’est une période de chagrin et de tristesse pour des millions de personnes. La perte de vies humaines et le nombre de personnes qui souffrent sont stupéfiants. L’angoisse est aggravée par notre incapacité à être près de nos proches lorsqu’ils décèdent et à se rassembler en communauté pour célébrer leur vie et participer à des rites d’engagement. Bien que beaucoup soient morts seuls, ils ne sont pas utilisables et leur perte pour nous est irremplaçable. Nous prions pour que leur mémoire soit éternelle et que leurs proches soient réconfortés. En tant que personnes et communautés de foi, nous savons que Dieu est avec nous et que nous sommes tous ensemble dans cette belle création. Un message central du mouvement œcuménique a été la volonté de rester ensemble malgré nos différences. Lorsque nous le faisons en tant que société, nous sommes en mesure de coordonner et d’étendre notre réponse à la pandémie et, en cherchant à remédier aux faiblesses et aux défauts de notre société que cette pandémie a mis à jour, insistons pour que ceux qui souffrent soient placés au centre de notre préoccupation.

Le moment est venu d’imaginer un nouvel avenir audacieux et une voie à suivre qui tienne compte des meilleurs intérêts de tout le peuple de Dieu. La pandémie est une crise et toutes les crises offrent des opportunités de changement et de renouvellement. Les gens recherchent et ont besoin d’être connectés les uns aux autres, et ils souhaitent collaborer pour construire un nouvel avenir qui intègre la justice et la paix à la santé et au bien-être. Nous célébrons cela et nous nous engageons à participer en tant que partenaires à part entière au travail pour la communauté bien-aimée.

En Grande-Bretagne : United Reform Church

https://urc.org.uk/new-normal.html

Le livret est divisé en trois parties; le premier propose une feuille de route pour commencer à réfléchir au chemin à parcourir, le second traite des questions pratiques et le troisième propose des principes de question plus larges.

Des sujets tels que les activités qui doivent reprendre, ce qui ne devrait pas et ce que les églises et les ministres pourraient faire différemment sont discutés. Faire face aux traumatismes, planifier l’utilisation de l’espace, que faire pour garantir que la distance sociale soit maintenue pour les mois à venir et que bien d’autres sujets sont également explorés.

Le révérend Steve Faber, modérateur du Synode URC West Midlands, a déclaré: “Bien que” Jésus-Christ soit le même hier, aujourd’hui et pour toujours “, malheureusement, l’Église du Christ ne l’est pas. Il faudra du temps pour que la vie de l’église, y compris le culte public, commence à reprendre en toute sécurité et cette ressource aidera les ministres et les églises à explorer ce qui doit être en place pour que cela se produise.

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